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Les eHnv s’engagent dans la prévention et le traitement précoce du cancer colo-rectal

Mars bleu, dédié au dépistage du cancer colorectal, vient de se terminer. C’est le troisième cancer le plus fréquent en Suisse qui touche chaque année 4’000 personnes, tandis que près de 2000 malades décèdent dans notre pays des suites de cette affection.

Le risque cumulatif de développer un cancer colo-rectal est d’environ 5% et le risque de décéder de cette affection est de 2,5%. L’âge moyen au diagnostic est d’environ 70 ans et 90% des cas sont diagnostiqués chez des patients âgés de plus de 55 ans. 

Le cancer colo-rectal est donc une tumeur qui est au départ asymptomatique. Cette tumeur peut ensuite donner lieu à des symptômes à bas bruit (douleurs abdominales, transit perturbé, et dans un stade avancé, saignements visibles dans les selles), ce qui fait que la maladie n’est souvent détectée que tardivement. Plus celle-ci est prise en charge rapidement, moins les effets secondaires des traitements seront lourds. 

Qui est à risque?

Ces dernières années, au delà du risque familial, on a identifié des facteurs de risque dits environnementaux qui ne sont pas liés à la génétique et qui jouent un rôle également dans le développement du cancer, comme l’âge, le sexe masculin, la consommation d’alcool et de tabac, la consommation riche en viande rouge et en charcuterie, la sédentarité (faible activité physique), la surcharge pondérale, le diabète.

Agir grâce à un dépistage précoce

Le dépistage du cancer colo-rectal a démontré son efficacité par une réduction significative de la mortalité liée à cette affection. Plusieurs options de dépistage sont à disposition et l’adhésion à ces mesures est un problème de santé publique. 

Le dépistage est généralement conseillé dès l’âge de 50 ans (il peut être recommandé avant en cas de risque familial spécifique) :  Il prend la forme d’un simple test (appelé FIT), selon un échantillon de selles qui peut être recueilli au domicile et collecté dans un petit tube à analyser en laboratoire, ou d’un examen endoscopique appelé coloscopie qui peut être conseillée en cas de risque personnel particulier. 

Chacun de ces tests de dépistage est pris en charge entre 50 et 74 ans par l'assurance-maladie de base. Si le test fécal reste négatif, il est recommandé de le renouveler tous les 2 ans. Si la coloscopie est indemne de polype, il est recommandé de la renouveler tous les 8 à 10 ans.

En cas de test fécal positif, ou encore en cas de facteur de risque particulier (tel une histoire personnelle de polype ou de maladie intestinale, ou en cas de risque familial), une coloscopie est recommandée à la recherche de polypes. Si un polype est détecté lors de cet examen, le médecin gastroentérologue procède à son ablation.

Le programme cantonal vaudois promeut le dépistage précoce du cancer colo-rectal 

Les personnes âgées de 50 à 69 ans résidant dans le canton de Vaud sont actuellement invitées, par courrier postal, à prendre part au programme cantonal vaudois de dépistage du cancer du côlon. Il est également possible d’y participer sur demande spontanée, après discussion avec son médecin traitant.

Mars bleu

Les eHnv s’engagent dans la prévention et le traitement précoce du cancer colo-rectal

Les eHnv en collaboration avec le Centre Yverdonnois de Gastroentérologie et Endoscopies mettent à disposition des plages dédiées à la réalisation de coloscopies de dépistage. Pour toute demande, le médecin de famille informe de la méthode appropriée pour un dépistage personnalisé (test FIT ou coloscopie) et aiguille le patient vers les gastro-entérologues concernés. 

En cas de malignité, le patient pourra bénéficier d’une prise en charge multidisciplinaire qui inclut principalement un-e gastro-entérologue, un-e chirurgien-ne, un-e oncologue et un-e radiologue. Après un colloque pluridisciplinaire et selon la taille et le stade des lésions, suite au développement scientifique, nous pouvons proposer aux patients une approche minimalement invasive avec l’endoscopie interventionnelle (effectué par un-e gastro-entérologue) ou en cas d’une tumeur avancé une résection chirurgicale par laparoscopie (petits trous).

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